Le principe est de substituer une cuve transparente au corps du carburateur. (merci à Faz du FAR pour avoir suggéré cette méthode)

Le couvercle muni du flotteur est posé sur la cuve.
L'essence dissolvant le plastique du bac, on protège celui ci par exemple avec un sac de congélation.
Ces sacs sont insensibles à l'essence, mais il aurait mieux valu choisir un bac en verre plutôt qu'en plastique(voir ci dessous)

On alimente en ESSENCE (et non en eau car la densité de l'essence
est en moyenne de 0.75), sous la pression de la pompe électrique.
Le bac en plastique a été remplacé par un bac en verre 10x10x10 cm (pot à bougie sur Amazon).

On peut alors mesurer directement la hauteur du niveau d'essence.
Cinquième méthode
On utilise une fibre optique éclairée par une Led qui permet d'observer le ménisque.
La fibre joue ici deux rôles: éclairage et sonde, comme dans le cas de l'endoscope.
Et comme pour ce dernier, quand la fibre touche le ménisque, son image varie brusquement.
Une astuce consiste à plier la fibre en forme de boucle et d'inciser très légèrement la pointe de la boucle.
Lorsque celle ci affleure le ménisque la lumière incidente se répartit entre le retour de boucle et l'essence.
Ceci réduit sensiblement le faisceau en sortie.
La boucle est placée dans un tube de cuivre de 10/8 mm à frottement doux, longueur 4 cm.
Au point d'extinction partielle on retire l'ensemble et mesure la distance entre tube et pointe de boucle.
Ceci avec une précision disons du demi millimètre.


Le ménisque n'est pas encore atteint, la sortie est très lumineuse

La boucle affleure le ménisque, la sortie s'assombrit

C'est un avantage de la méthode, on mesure le niveau du carbu du fond avec facilité
La source lumineuse est une simple Led blanche, en série avec 220 ohms, et alimentée sous 9V.


Il existe aussi une solution plus rustique comme source lumineuse à l'extrémité de la fibre: une simple baladeuse!

Une telle fibre, disponible par exemple ici, coute environ 10 €.
Et une pseudo 6ème méthode qui hélas ne fonctionne pas.
Elle utilise de la pâte spécifique qui passe du rose au rouge en présence d'essence.
C'est une fausse bonne idée car la capillarité fait monter le niveu d'au moins 2 mm sur la tige de jauge.
J'ai essayé
--des tiges de diamètre 1 à 6 mm
--avec ou sans filetage
--pâte en couche épaisse, mince, très mince
le résultat est hélas toujours le même.
Cette pâte convient donc pour jauger un réservoir par exemple mais non pour nos mesures fines de niveau de cuve.
Sixième méthode
Cette fois on mesure la hauteur de l'essence par rapport au fond cuve. Plus exactement la butée du gicleur principal.
Cette profondeur est de 59 mm (mesurée au pied à coulisse) pour les DCOE 40 et 45.
On introduit une durit cristal de diamètre 7 mm extérieur, 4 mm intérieur, en butée au fond du puits.
On sert fortement la partie externe pour bloquer toute arrivée d'air et on retire la durit avec précaution.
La mesure de la hauteur d'essence, ici 32 mm est à retrancher des 59 mm pour obtenir le niveau de cuve 59 - 32 = 27 mm.
La mesure sur le carbu du fond sne pose pas de problème.
****************************************Quelle méthode choisir?****************************************
Cette sixième méthode ne requiert qu'un morceau de durit comme matériel. C'est la plus simple.
L' endoscope, vient en second.
Sinon, on obtient le même résultat avec un morceau de fibre optique et un éclairage improvisé.
Ensuite le pied à coulisse, ou sa variante avec tige filetée, s'il existe assez d'espace à l'aplomb de chaque carburateur,
Plus complexe, est la méthode des vases communicants qui nécessite la dépose du fond de cuve.
Enfin pour une mise au point
nécessitant la dépose et le réglage du flotteur, la mesure directe du
niveau sur cuve transparente en verre parait la plus naturelle et facile de mise
en œuvre..
Pour la petite histoire, des essais
avec un LIDAR ( laser pour mesurer une distance) , outre la complexité
du montage, ne donnait qu'une précision de 3% soit 1 mm plutôt décevante.