Autopsie d’une pompe FACET rouge

vendredi 28 novembre 2014.

*************Pour revenir à la page d’accueil *********** ICI



Cette pompe ne m’a jamais vraiment donné satisfaction avec des défaillances temporaires aléatoires et finalement la panne complète !

Je l’ai remplacée par une PIERBURG rotative (comme celles équipant les Golf), s’amorçant sans aucun problème et surtout bien supérieure en fiabilité, à mon avis.

La pression statique tolérée par les pointeaux de nos carbus avant de s’ouvrir a été mesurée à 0.6 bar. Mais en dynamique, avec les vibrations il est prudent de rester dans les nomes soit .25 à .3 bar environ.

Cet engin ne se laisse pas démonter facilement !Il a fallu l’attaquer à la disqueuse et les composants électroniques sont noyés dans une mousse polyuréthane assez dense.

Voici la vue d’ensemble avec le filtre, le plongeur qui est actionné par l’electro aimant, le joint d’embase, la soupape du bas du tube où circule le plongeur et l’embase. Il manque le ressort principal qui repousse le plongeur vers le haut.

Comment ça marche ?

L’essence arrive par le bas de la pompe, le plongeur descend dans l’essence quand le courant passe, la bille en bas du plongeur s’ouvre, le plongeur se remplit d’essence.

On voit ici la bille dans le bas du plongeur.

Le courant se coupe, le ressort principal fait remonter le plongeur.L’essence, bloquée par la bille, est donc propulsée vers le haut où elle sort de la pompe, puis le cycle recommence.

De façon imagée, on peut dire qu’à chaque impulsion de courant, le plongeur descend puiser de l’essence et à la coupure du courant, le ressort éjecte sous pression l’essence puisée vers la sortie, en haut de la pompe.

On voit le tube où circule le plongeur.

L’électronique est simple, elle a pour rôle de couper et rétablir périodiquement le courant dans l’électroaimant qui attire le plongeur vers le bas.

J’ai pu identifier le circuit intégré à 8 pattes, c’est un classique 555, c’est çà dire un timer/oscillateur qui coupe périodiquement le courant dans la bobine, laissant remonter le plongeur.

Bobine en fil de cuivre émaillé. Quand le courant est établi, le plongeur descend, comprimant le ressort principal : la soupape à bille située dans le bas du plongeur permet de laisser passer l’essence dans le sens convenable :

Le plongeur a un ressort amortisseur dans le haut pour le freiner quand il remonte, courant coupé.

Soupape à bille dans le bas du plongeur.

Sur la vue d’ensemble, on voit une autre soupape à bille qui vient se positionner dans le bas du tube où circule le plongeur : je pense qu’elle a pour rôle de garder de l’essence dans le plongeur, à l’arrêt, pour faciliter l’amorçage quand on remet le contact.

d